En réalité, tous les satellites retombent sur Terre ! Toutefois, pour certaines, la durée de leur chute est si longue qu’elle dépasse l’échelle humaine. Pour le comprendre, il faut quitter le domaine de l’astronomie et rejoindre celui de la physique car la chute des satellites est affaire de vitesse et de pression atmosphérique.
Depuis le premier Spoutnik en 1957, plus de 6000 lancement de satellites ont été effectués. Suivant la mission qui leur est allouée, ils gravitent sur différentes orbites autour de la Terre. Ceux d’observation. de recherche ou de météorologie évoluent à 8 km/s sur des orbites basses, à des altitudes comprissent entre 200 et 2000 km. Une partie d’entre eux voués à la télédétection ou à la météo est injectée sur l’orbite polaire à quelque 850 km au-dessus de nos têtes. Enfin les satellites géostationnaires de télécommunication ou de télédiffusion orbitant à 3 km/s vers 36000 km/s d’altitude. A ces hauteurs, l’atmosphère me3me très ténu, freine les déplacements des satellites, ce qui leur fait perdre de l’altitude. Pour ralentir la glissade de ces engins vers la Terre, des moteurs d’appoint alimentés à l’ergol ( hydrogène et oxygène ) les .rechaussent. Oui mais une fois les réservoirs à sec , les satellites entament leur chute et se désintègrent vers 120 km d’altitude. Seules les parties en titane ou en acier, conçues pour résister à des températures de 1000 c, atteignent le Sol. La durée de vol d’un satellite peut ainsi varier de quelques jours à 200 km d’altitude à quelque années à 500 km. Le siècle est dépasser vers 800 met le millénaire vers 1500 km…
Au-delà. l’atmosphère disparait presque complément.
A 36000 km, les satellites géostationnaires ont un millier d’années devant eux avant d’entamer leur descente vers la Terre soit une éternité à notre échelle.
Science et Vie, novembre-décembre 2008

