Le paravent en bambou
Le bambou, par sa légèreté, son élasticité, sa solidité, la facilite avec laquelle il peut être travaillé, a depuis toujours été le matériau de base, dans les pays d’Extrême-Orient, pour la fabrication d’une grande partie de l’ameublement et pour la décoration.
De la même technique relève la réalisation d’un paravent fait entièrement en bambou. Chaque pan- il en faut moins trois pour que le paravent soit stable- est formé d’un châssis externe composé de deux montants verticaux dans lesquels viennent se loger deux traverses. A l’intérieur de ce cadre est insérée une structure plus légère servant à supporter la décoration de fines cannes, placées en oblique et encastrées les unes dans les autres. Il faut trois sortes de tiges de bambous : les unes auront une section de 3 ou 4 cm pour la structure interne ; enfin, celles de la décoration auront une section de 1 cm environ. L’assemblage des différents pans du paravent est simple ; il se fait au moyen de paires d’anneaux liés et fixés sur des plaques vissées aux extrémités des parties externes des châssis.
Sur les schémas de la page de gauche sont illustrés les procédés employés pour exécuter le montage. Les trous seront faits avec une chignole et, si l’on ne possède pas de mèche au diamètre approprié, agrandis avec un vilebrequin ou à l’aide d’une lame bien aiguisée.
Lorsque l’on coupe le bambou, il faut le faire de façon telle qu’une de ces coupes, au moins, s’effectue près d’un nœud, car c’est à cet endroit qu’il est le plus solide. Cette règle s’applique surtout aux parties qui fonctionnent comme support et assurent donc la solidité de l’ensemble.
Il est recommande, avant de commencer le travail, de faire un dessin détaillé – à l’échelle 1/10, par exemple – pour déterminer avec exactitude les dimensions des divers éléments. Il faudra également tenir compte de l’emplacement des nœuds avant de couper les bouts servant au treillage.


