Nous étions à baikonour, dans le Kazakhstan, depuis déjà deux semaines, en quarantaine, dans le centre de lancement soviétique. on révisait nos procédures, on faisait du sport, on jouait au tennis avec les autres membres de l'équipage.
Le 25 juin,reveil matinal : les mèdecins sont venus nous faire passer une sériede tests. Ensuite, on a pris le petit dèjeuner : thé à la menthe, verdue, bacon, oeuf. On s'est renseigné sur la mètèo. Il ne pleut jamais dans le kazakhstan, mais ce jour-là, il est tombè quelques gouttes. Dans le bus qui nous a emmenés à la base de lancement. là-bas, on a passé une seconde visite médicale et on a enfilé nos scaphandres.Un petit snack avant de parir. Puis le bus, à nouveau. On a traversé um immense parking. On a dit vau revoir a travers la vitre.
526 secondes aprés le départ, les moteurs s'arretent. On est dans l'espace et on flotte. Et là, c'est l'euphorie. On est en orbite... Le speclacle, je le vois à travers le hublot sur ma droite. La terre est noire,tres noire, il fait nuit en dessous de nous. ça doit etre le Pacifique que nous survolons et il est déjà quatre ou cinq heures du matin. Le soleil est encore caché derriere l'horizon et l'atmosphére dessine une bande phosphorescente, courbe, extremement lumineuse.
Au-dessus: un ciel noire etoilé, comme on le voit pour la première fois.
jean- loup

